slowfashion : ralentir pour mieux consommer

Dans ce mouvement de retour au calme et d’ancrage, je réfléchis aussi à ma propre manière de pratiquer la slow fashion : créer moins, mais mieux.

  • Travailler avec des matières existantes.
  • Fabriquer des vêtements réparables, durables, évolutifs.
  • Ralentir le rythme pour retrouver du sens.

La slow fashion n’est pas qu’un concept marketing pour moi, c’est une philosophie de vie et de création.

Ralentir pour mieux créer

Alors que la fast fashion pousse à consommer toujours plus et toujours plus vite, je défends une approche radicalement différente : ralentir, apprécier, respecter et s’engager pour une mode qui a du sens.
La slow fashion est une manière de produire, mais aussi une manière de vivre : plus consciente, plus ancrée, plus libre.


Les trois piliers de ma vision

1. Durabilité : fabriquer des vêtements qui tiennent dans le temps

créer des vêtements conçus pour durer, tant dans leur style que dans leur construction. La recherche liée au rapport A New Textiles Economy de la Fondation Ellen MacArthur (2017) indique clairement que l’industrie de la mode doit repenser entièrement la manière dont les vêtements sont conçus et utilisés, en favorisant la longévité, la réutilisation et la réparation. la durée de vie moyenne d’un vêtement a diminué de 36% en 15 ans

2. Éthique : respecter chaque main qui crée

Respecter chaque personne impliquée dans la chaîne de production textile, de la matière première à la confection finale. Les rapports de l’Organisation internationale du travail (OIT) montrent que des millions de personnes sont employées dans des conditions qui ne garantissent pas toujours des standards de travail décent dans certaines parties de l’industrie du vêtement mondiale.

3. Sens : chaque pièce doit raconter une histoire

Un vêtement ne devrait jamais être un produit anonyme. Il porte une intention, une culture, une manière d’habiter le monde.


La valeur du prix juste

Le prix juste n’est pas une lubie d’artisans : c’est un principe économique et écologique. Des spécialistes de la mode durable comme Kate Fletcher (Sustainable Fashion and Textiles: Design Journeys, Routledge, 2014) défendent cette idée depuis longtemps

« la slow fashion représente une vision du monde différente de la mode, où la qualité et l’expérience sont valorisées au-delà de la quantité et du prix ».


Réduire l’impact : matériaux locaux, matières responsables

Privilégier des fibres locales, des matières responsables et une fabrication attentive s’inscrit dans les approches défendues par des initiatives comme Fibershed :
local fibers, local dyes, local labor. Moins de transport, moins d’opacité, plus d’impact réel.

pour aller plus loin sur ce sujet, je vous conseille d’écouter le podcast chaleurs humaines : Dix idées pour le climat : un malus contre la fast fashion

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